Korogaï

Vorrh

Vorrh compte parmi les trois premières planètes à avoir été atteintes dès le XIe siècle de l’ère korogaï. Bien que disposant d’une atmosphère adéquate propre à l’accueil de vies bactériologiques, végétales, animales et humaines, sa position relativement éloignée d’un soleil sans éclat lui impose un climat froid, très froid, y rendant les conditions d’existence extrêmement délicates. La grande majorité des écosystèmes et des organismes qui les composent se sont réunis autour de la bande équatoriale, la seule à n’être pas gelée tout au long de l’année, et c’est là que l’on retrouve la plus grande concentration humaine. Toutefois, certaines espèces ont su s’adapter aux conditions extrêmes de Vorrh, de même que certaines tribus korogaï, que l’on retrouve plus près des pôles. Cette planète est notamment réputée pour avoir hébergé les fameux chasseurs de démons, qui s’aventuraient dans les régions les plus hostiles de l’astre afin de mener à bien leurs traques et de s’approprier l’énergie démonique des entités issues des enfers du Lôhôsh.

Caractéristiques

Système galactique : Le Sablier

Soleil(s) : Fîtsh

Lune(s) : Deleno, Toloï

Taille : 1,27 Koro

Gravité : 1,11 gravité-Koro

Période de révolution : 13,9 années-Koro

Période de rotation : 1,3 jours-Koro

Environnement : Polaire et glacial

Principales exportations : Énergie démonique

Divinités Tutélaires : Pulpula, Mamanikam

Tribus connues : Torkkaï

Une planète de glace

Vorrh est un astre très éloigné de son soleil, où la température se trouve sur la majorité de sa surface presque continuellement en-dessous du seuil de solidification aquatique. Ses hémisphères nord et sud sont en majeure partie recouverts par des glaciers, à l’exception d’une fine bande tout au long de l’équateur, nommée la « Ceinture Fertile » où se succèdent toundras, taïgas et forêts de conifères. Cette zone équatoriale est verte et dégagée durant la saison estivale d’une durée de sept années-Koro, mais recouverte de neige tout au long des sept années-Koro restantes que dure l’hiver, la révolution de la planète autour de son soleil Fîtsh étant approximativement de 14 années-Koro.

Les portes du Lôhôsh

Les parties les plus proches des pôles des deux hémisphères sont parsemées de gigantesques structures mégalithiques en forme de portails. Aucune archive korogaï ne mentionne la construction de ces monuments, et leur origine empreinte de mystère semble se perdre dans les abîmes du temps. Selon les légendes locales, ces dolmens titanesques auraient été érigés durant l’ère mythique par Groleugh la Bâtisseuse, commanditée par Mamanikam en personne, afin de servir de servir de passage entre le Lôhôsh et le monde matériel. Les portes du Lôhôsh, ainsi qu’on les nommait, étaient réputées gardées par la déesse Pulpula et sa meute de kêroks, mais il n’était pas rare que des entités démoniaques parviennent à s’échapper pour s’en venir hanter le monde séculier.

Les chasseurs de démons

Devant la menace que faisaient peser sur Vorrh les démons de Mamanikam et afin de péréniser l’équilibre du monde matériel s’est développée dès la période de l’Extension une forme d’activité qui devait faire la réputation de la planète pour les millénaires que dura l’ère des Korogaï, savoir : la chasse aux démons. Si cette besogne s’est dans un premier temps pratiquée pour des raisons de sécurité, c’est avant tout un motif commercial qui l’a amenée à perdurer. En effet, une fois que l’on eut découvert la possibilité de capturer l’âme des démons au sein d’une capsulâme pour la convertir en énergie démonique exploitable, une grande part de l’activité économique de l’astre tourna autour de la traque, puis de la revente des entités ténébreuses cachées parmi les populations ou rôdant à proximité des portes du Lôhôsh.

Les An'orogh

Dans les lointains confins de l’éternelle nuit, la zone polaire au sein de laquelle jamais le soleil ne se lève durant toute une saison, erraient des créatures qui, pour avoir été jadis humaines, avaient perdu leurs âmes et n’existaient plus désormais que comme des êtres ayant depuis longtemps cessé de goûter les douceurs de la vie. Vivants sans l’être vraiment, les An’orogh étaient en réalité contrôlés par des organismes parasites logés dans leur cerveau. Ceux-ci cherchaient à se reproduire et à s’étendre en rendant leurs porteurs agressifs pour rejoindre le corps de nouvelles victimes par voie sanguine. Les personnes infectées devenaient alors extrêmement sensibles à la lumière solaire et devaient se cacher le jour pour pouvoir survivre et continuer de mener leur existence zombifiée.

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